| L'année 2009 vue par les banquiers d'affaires |
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| 15-01-2010 | |
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Thierry Varène (BNP Paribas) : « 2009 a été une année calme sur le marché des fusions-acquisitions car l'environnement économique était trop incertain pour que la plupart des dirigeants d'entreprise se lancent dans des opérations d'envergure. Cela représentait à l'évidence trop de risques pour eux. Aujourd'hui, nous avons une meilleure vue à court terme, mais il ne faut pas espérer retrouver rapidement des taux de croissance élevés dans les économies matures. Dans ce contexte, les entreprises en quête de croissance pourraient recourir à des acquisitions et participer à la consolidation de leur secteur d'activité. La réouverture des marchés leur a permis de trouver une solution à leurs besoins de financement et il existe de nouveau une offre de crédit pour les bonnes opérations. Ce sont des éléments positifs. À plus long terme, l'activité en fusions-acquisitions suivra la tendance de l'économie mondiale et son centre de gravité se déplacera vers l'Asie. Nous allons assister à beaucoup plus d'opérations dans la région (Chine, Inde...) mais aussi voir beaucoup plus d'acteurs locaux procéder à des acquisitions en Europe ou en Amérique du Nord et dans les pays émergents pour accéder non seulement à des marchés, mais aussi à des savoir-faire et à des technologies dont ils ne disposent pas encore. » Séverin Brizay (JP Morgan) : « L'année 2009 a été divisée en deux temps. Pendant toute la première partie de l'année, le dialogue avec nos clients s'est logiquement focalisé sur les problématiques de financement, et les levées de capital ont été nombreuses ; le dialogue M&A était devenu dans beaucoup de cas hors de propos. Les contraintes de financement se sont progressivement desserrées et à partir de la mi-année les équipes de direction ont pu davantage porter leur attention sur les projets de nature stratégique et sur les relais de croissance, et le dialogue M&A est redevenu très actif. La crise que nous traversons est une crise sévère, mais elle aura également été porteuse d'enseignements précieux pour beaucoup de nos grands groupes ; cette récession brutale aura en effet souvent eu le mérite d'apporter des réponses claires à des questions stratégiques qui se posaient à eux de longue date. Il est encore un peu tôt pour savoir ce que l'année 2010 nous réserve ; cela dépendra en partie du rythme de redémarrage de l'économie. Les projets à l'étude sont néanmoins nombreux, et la tendance pour le marché du M&A est haussière. » Richard Thil (Rothschild) : « 2009 a été une année de transition après le choc de 2008. Les opérations de restructuration ont pris le pas sur celles de fusions-acquisitions sévèrement ralenties, notamment avec les fonds d'investissement. On assiste toutefois depuis quelques mois à un redémarrage des rapprochements d'entreprises permettant ainsi d'avoir une meilleure visibilité sur l'année 2010. » Luc Remont (Bank of America Merrill Lynch) : « L'année 2009 a été marquée par une reprise progressive des activités : un début d'année marqué par un démarrage très fort des activités de financements, tout d'abord obligataires, puis actions et financements bancaires. Les activités de fusions-acquisitions ont, elles, repris petit à petit avec une accélération au second semestre. Nous attendons une poursuite de cette tendance pour l'année 2010 et nous constatons depuis quelques mois que, dans un contexte de plus grande confiance et de niveaux de valorisation devenus plus attractifs, nos clients sont enclins à envisager à nouveau des opérations de croissance externe pour atteindre leurs objectifs stratégiques. » Goldman Sachs : « 2009 : Sans surprise, 2009 a été une année ralentie en termes d'activité M&A, les entreprises se focalisant d'abord sur leur bilan et les fonds de private equity étant très peu actifs. L'année a commencé principalement avec des opérations de restructuration ou de simplification, notamment dans le secteur financier. Au cours du second semestre cependant, plusieurs grandes entreprises ont réalisé des opérations de développement externe souvent en titre ou par combinaison d'actifs initialement, mais plus récemment aussi en numéraire. 2010 : Nous anticipons une poursuite de la reprise de l'activité avec un développement croissant des opérations en cash. Beaucoup de nos grands clients ont maintenant stabilisé leur performance opérationnelle et jouissent d'un bilan sain et très liquide, ce qui leur permet de redevenir plus offensif. La très forte amélioration du marché du crédit et des marchés actions permet d'ailleurs de mettre en place des financements qui n'étaient pas envisageables il y a seulement quelques mois. » Charles-Henri Le Bret (UBS) : « L'année 2009 a commencé par la clôture de plusieurs opérations de taille annoncées en 2008, dont EDF/British Energy. La première moitié de l'année a plutôt été consacrée aux restructurations, et aux recapitalisations. Les sociétés étaient extrêmement prudentes et se concentraient sur les moyens de résister à la crise. Durant le second semestre 2009, l'espoir est revenu tout doucement ; on a commencé à voir la lumière au bout du tunnel... 2010 devrait être une année bien meilleure. L'opération Agbar sera notamment clôturée en 2010 et d'autres deals doivent bientôt être annoncés. Certains secteurs industriels, qui n'avaient pas bougé depuis de nombreux mois, vont de nouveau connaître des transactions. » Alban de La Sablière (Morgan Stanley) : « Le premier semestre de l'année 2009 a vu une contraction sensible des volumes d'activité, alors que les clients privilégiaient le maintien d'une liquidité importante et que la forte volatilité des valorisations rendait difficile l'établissement de dialogues entre acheteurs et vendeurs potentiels. La stabilisation de la situation et des perspectives économiques offre une plate-forme plus solide pour une reprise des volumes. L'année 2009 a été marquée par la part importante de transactions impliquant la création ou le débouclage de joint-ventures et de partenariats stratégiques, ce qui est logique, car les deals d'actifs sur des métiers et avec des partenaires déjà connus étaient moins impactés par le climat d'incertitude général. L'année 2010 sera probablement marquée par un environnement encore difficile dans les pays de l'OCDE, ce qui devrait encore accroître l'intérêt pour les acquisitions dans les pays émergents. » Stéphane Bensoussan (HSBC France) : « 2009 a été une année de transition pour le marché du M&A. Dans des conditions de marché très volatiles et un contexte économique difficile, les grands groupes français sont restés prudents et se sont concentrés sur la gestion de leur bilan. Cela a conduit à une activité de M&A relativement faible même si HSBC France a pu se démarquer en intervenant sur des opérations structurantes dans leurs domaines respectifs, aux côtés par exemple de l'Etat pour la constitution du FSI, de CNCE dans son rapprochement avec BFBP, ou encore de la SNI dans le rachat du pôle résidentiel d'Icade. La situation est actuellement beaucoup plus saine dans la mesure où un certain nombre de sociétés se sont recapitalisées (HSBC France a joué un rôle actif en tant que book_runner de la grande majorité des opérations d'augmentation de capital des corporate français) et un grand nombre de grands corporate français peuvent de nouveau emprunter dans des conditions attractives. Nous nous attendons donc à ce que les corporate français soient plus actifs sur le marché du M&A en 2010, soit en se lançant dans des opérations stratégiques d'envergure qui avaient été gelées en 2009, soit en saisissant des opportunités d'acquisition de sociétés plus petites sensibles au contexte économique. Si les conditions de marché et de valorisation des sociétés continuent de s'améliorer, les fonds de LBO devraient pouvoir céder certaines de leurs participations qui auront le mieux résisté à la crise. Au global, nous anticipons donc un redémarrage progressif du M&A en France en 2010. » Eric Coutts (Citi) : « L'année 2009 s'est caractérisée par deux semestres bien distincts. Tandis que le premier semestre a été marqué par des opérations d'échanges d'actifs, dont EDF/Centrica est un exemple, ou de situations distressed, par exemple Air France-KLM/Alitalia, le second semestre a vu pour la première fois depuis plusieurs mois, dans un contexte de rebond des marchés financiers, la reprise d'opérations de M&A d'envergure dans l'ensemble des secteurs d'activité : Media, Telecom, Automobile, équipement, etc. Les grandes sociétés françaises sont parmi les entreprises au monde les plus internationales ; leur expansion se traduit donc par des opérations davantage transnationales que domestiques. Cette année encore, une partie importante des transactions réalisées par Citi en France concernait des transactions cross-border. Citi continue en effet d'être sollicité par ses clients, notamment pour son réseau international très dense, en particulier dans les pays émergents (ex. : Danone en Inde) et pour l'expertise reconnue de ses équipes d'exécution en France, par exemple GE sur Areva T&D. Cependant, nous avons également été sollicités pour notre expertise sur des transactions purement françaises, entre autres par le Trésor sur la fusion de la Banque Populaire avec la Caisse d'Épargne. » Emmanuel Hasbanian (Deutsche Bank) : « L'année 2009 représente véritablement un point bas historique pour les fusions et acquisitions, avec un premier semestre complètement atone, à l'exception de quelques deals bancaires, parfois fruits de la crise. Malgré le rebond observé après l'été, une certaine confiance revenant, l'année restera relativement creuse. 2010 devrait revoir des opérations de cessions ou de croissance externe. En effet, la grande incertitude économique et financière, entraînant de nombreux doutes sur la valorisation des groupes, voire sur leur santé financière, a empêché certains deals, ayant pourtant une grande rationalité industrielle, de se faire. En 2010, ces incertitudes étant en partie levées, il va redevenir possible de valoriser les entreprises (quitte à prendre en compte une détérioration de leur rentabilité). De même, certains groupes devraient retrouver confiance quant à leurs perspectives, confiance qui est le moteur essentiel de toute expansion, ou faire le choix d'une réallocation des ressources financières vers les activités cœurs, rendant possibles les arbitrages de portefeuille. » Jérôme Calvet (Nomura France) : « Le début d'année 2009 assez calme sur le marché des fusions & acquisitions a coïncidé avec l'intégration des activités de Lehman Brothers par Nomura. Avec un nombre significatif d'opérations mandatées depuis quelques mois, Nomura se veut optimiste pour 2010, dans un marché qui devrait être actif une fois revenue la confiance des entreprises dans leurs perspectives à moyen et long terme. » Nicolas de Canecaude (RBS France) : « Après un premier semestre où les corporate et les fonds ont été concentrés sur les sujets de structure de capital et de liquidité, le deuxième semestre a montré une recrudescence des dialogues stratégiques avec un certain nombre de d'opérations dans les starting blocks. Le contexte économique et la situation des marchés financiers en 2010 seront clés pour concrétiser les projets en cours. » Matthieu Pigasse (Lazard) : « L'année 2009 a été une année heurtée pour le marché des fusions-acquisitions, même si nous observons depuis quelques mois une plus grande intensité du dialogue stratégique que nous entretenons avec les entreprises. 2010 devrait être une année de transition. La force de Lazard dans un marché de ce type est de décliner son métier de conseil dans différentes activités complémentaires : notamment le conseil en restructuration financière auprès des entreprises et auprès des gouvernements, tous deux très porteurs aujourd'hui, ou auprès des acteurs du capital-investissement. » Noël Albertus (PwC Corporate Finance) : « Je n'étonnerai personne en disant que parmi les crises que j'ai connues 2009 restera dans nos mémoires comme un cru « exceptionnel » Comme pour tous les acteurs de ce métier, notre activité M&A a fortement chuté alors que nos activités « Restructuring » se sont envolées. Nous avons ainsi en Europe une équipe de plus de 20 banquiers spécialisés dans le « Debt advisory ». Mathieu Vigier dirige cette activité en France. Malgré l'environnement morose, notre expertise sectorielle et la force de notre réseau international nous auront permis de clôturer quelques belles transactions comme l'acquisition en Suisse de Metalor pour Astorg ou la vente des activités « facilities management » pour Dalkia. Nous sentons depuis quelques semaines un début de reprise mais limité aux industriels et à certains secteurs. Nous sommes également sollicités par les investisseurs en provenance des BRIC qui sont très acheteurs de sociétés et d'actifs en Europe. L'année 2010 risque d'être encore une année en demi-teinte pour les métiers du M&A. » Michel Payan (Société Générale Corporate & Investment Banking) : « Dans une année 2009 marquée par un plus-bas historique, nous avons réalisé de grandes opérations structurantes : le conseil de Vivendi dans le cadre de sa sortie de NBCU (5,8 B$), le conseil des Banques Populaires dans leur fusion avec les Caisses d'Epargne, le conseil du Royaume de Belgique pour la finalisation de la cession de Fortis Banque Belgium à BNPP, le conseil de la Caisse des dépôts et consignations pour la constitution du Fonds stratégique d'investissement, ou l'ouverture du capital de Georges Besse 2 à des investisseurs industriels, pour le compte d'Areva. Au cours du quatrième trimestre de cette année, le dialogue stratégique avec les entreprises s'est intensifié, et les transactions s'accélèrent. Cette reprise s'explique par trois principaux facteurs. D'abord, depuis le début d'année, les entreprises ont largement reconstitué leur force de frappe financière, avec la réouverture des marchés obligataires, actions et crédit. Par ailleurs, les marchés actions présentent des niveaux de valorisation toujours attractifs pour les acquéreurs, comme le montrent les primes de risque encore élevées. Enfin, les entreprises ont rapidement adapté leurs outils industriels, surtout aux Etats-Unis mais aussi en Europe. La reprise des opérations en 2010 devrait concerner notamment les secteurs des institutions financières, de l'énergie et des utilities, qui pourraient représenter près de la moitié des opérations l'année prochaine en Europe. » Bertrand Manet (Aforge Finance) : « 2009 a été une année compliquée dans la mesure où nous avons vécu une crise de la dette. La recherche de financements sur les opérations avec les industriels ou les fonds de private equity s'est révélée difficile. En même temps, les fonds d'investissement ont été confrontés eux-mêmes à des situations compliquées, ce qui les a conduits à avoir une attitude très sélective sur les opérations. Quant aux industriels, ils ont perdu une grosse partie de leur capitalisation boursière sur les marchés. D'une façon générale, les multiples de valorisation proposés en 2009 ont été difficiles à accepter pour les vendeurs. Sur le segment small cap, nous avons observé une baisse significative des valorisations, avec une vraie difficulté pour les professionnels de fusions-acquisitions de travailler sur les business plans... Quant aux affaires de très bonne qualité, elles ont bien résisté à la crise, et leurs valorisations sont restées élevées. En ce qui concerne les perspectives 2010, je trouve que le marché des grosses PME/PMI a commencé à bouger depuis septembre. En octobre et novembre, un certain nombre d'opérations a été annoncé, notamment avec les fonds d'investissement. Nous espérons une année 2010 favorable et porteuse pour les opérations de M&A. Je pense que 2009 est une année à oublier : elle a été difficile pour les banquiers, les fonds d'investissement et les industriels... » Vincent Paul-Petit (Ernst & Young) : « Le marché actuel des F&A est notamment animé par les restructurations, depuis les entreprises en difficultés contraintes de chercher un nouvel actionnaire, jusqu'aux restructurations stratégiques rendues nécessaires par les besoins de liquidité. Comme toujours, en phase de contraction de leurs marchés, les entreprises se recentrent en profitant, pour les mieux placées, des opportunités pour se renforcer. » Mark Wyatt (KPMG Corporate Finance) : « Cette année aura vu une relative bonne tenue du marché des transactions de taille moyenne, principalement animé par les acteurs industriels. Notre investissement depuis plusieurs années auprès des grands groupes pour nous positionner comme intervenant de référence sur ce segment de marché s'est donc révélé particulièrement payant en 2009, avec des acteurs comme Lafarge ou Unilever, qui nous ont fait confiance. 2010 devrait être beaucoup plus dynamique : nous pensons que nos clients traditionnels, les fonds d'investissement, seront plus actifs, à la fois en tant que vendeurs ou acquéreurs, pour bénéficier d'une meilleure visibilité économique et d'une stabilisation des conditions des entreprises. » Credit Suisse : « Les équipes de fusions-acquisitions du Credit Suisse ont eu une année active en 2009 en France, en dépit d'un environnement de marché dont on a assez répété qu'il était médiocre. Notre établissement a agi comme conseil sur un volume total de transactions de plus de 20 milliards d'euros et a certainement mieux résisté à la crise que d'autres. Nous avons été impliqués aussi bien sur des transactions domestiques, comme la fusion Caisse d'Epargne/Banques Populaires, que sur de grandes opérations transfrontalières, comme Sanofi-Aventis-Merial ou EDF-Constellation. La bonne performance du Credit Suisse reflète nos atouts : une grande banque d'affaires européenne avec une très forte implantation internationale, notamment aux Etats-Unis et dans la zone BRIC. Nos clients nous ont fait confiance, car nous leur offrons une forte compétence M&A, associée à une expertise sectorielle et à une plateforme puissante sur les marchés de capitaux (le Credit Suisse est par exemple le plus gros trader d'actions Cac 40 sur NYSE-Euronext). Un exemple de client qui nous fait confiance depuis des années est CGGVeritas, que nous avons conseillé pour l'acquisition de la société norvégienne Wavefield. Cette opération a été réalisée en titres dans un marché très volatil, nécessitant un calibrage fin des termes de la transaction. Nous avons également dirigé la première émission obligataire « high yield » européenne du secteur parapétrolier de l'année pour CGGVeritas. Autre opération complexe transfrontalière à signaler : après avoir introduit Paris Re en Bourse en 2007, nous l'avons conseillé dans sa cession à PartnerRe, ce qui figure parmi les plus grosses OPE en France cette année (1,4 milliard d'euros). Nous espérons faire encore mieux sur 2010 avec un bon « pipeline », comprenant notamment des opérations dont le closing est prévu début 2010 : la cession d'Areva T&D pour un montant de 4 milliards d'euros (où nous agissons pour le compte d'Areva) et l'opération Vivendi-GVT pour un montant de 2,8 milliards d'euros (où nous sommes conseils côté brésilien). Nous prévoyons en 2010 un marché des fusions-acquisitions qui aura a priori meilleure mine et nous continuons d'étoffer nos équipes dans cette perspective. Pourquoi cet optimisme relatif ? Nous observons que les actionnaires encouragent les opérations stratégiques créatrices de valeur pour la société. Nos clients « corporate » ont par ailleurs accès aux marchés de financement et beaucoup disposent de réserves pour financer leur croissance externe. Ajoutons à cela le retour attendu des fonds de « private equity » et la présence toujours très active des fonds souverains (nous avons conseillé le fonds souverain du Qatar pour son investissement de 7 milliards d'euros dans VW/Porsche) et nous avons les ingrédients pour une reprise du marché, après un cru 2009 en demi-teinte. Il y aura encore probablement des accidents de parcours, tous les secteurs n'étant pas, loin s'en faut, en sortie de cycle. Il faudra donc agir en conseils avisés auprès de nos clients, qui feront face à un « deal flow » plus nourri mais qui auront des choix pertinents à faire pour saisir les meilleures opportunités qui se présenteront. » Charles bédier (Deloitte Finance) : « En dépit d'un frémissement en seconde moitié d'année, le marché du M&A est resté caractérisé par une grande frilosité des acteurs. L'absence de financement a fortement limité la marge de manœuvre des fonds d'investissement, tandis que les acquéreurs stratégiques se sont montrés très prudents lors de leur revue d'acquisitions potentielles, notamment sur les questions de valorisation. En conséquence, le nombre d'opérations effectivement réalisées est resté faible. Au cours de cette année, Deloitte Conseil Finance consolide son positionnement sur le marché du M&A SmidCap. La mise en valeur de son réseau national et international lui donne accès aux contreparties pertinentes dans le cadre d'opérations, notamment transfrontalières, tant pour ce qui est de trouver des acheteurs dans le cadre de mandats de vente que pour ce qui est de trouver des cibles dans le cadre de mandats acheteurs. L'adjonction à son offre M&A des autres compétences de la firme (due diligence, restructuration, consulting, juridique & fiscal) permet à Deloitte d'intervenir très en amont des processus, ce qui lui permet de mettre en adéquation les objectifs de ses clients avec la réalité du marché. Deloitte Conseil Finance s'est par ailleurs renforcé cette année avec le recrutement d'un nouveau directeur. Deloitte voit l'année 2010 comme l'amorce du rebond du marché, avec un premier semestre sans doute encore assez calme. La fin d'année devrait être plus active, nourrie par les fonds prêts à céder certaines participations ayant confirmé leur redressement, et par les industriels plus confiants dans leur capacité à payer des prix stratégiques. » Patrice Klug (MK Finance) : « En dépit de la crise économique, MK Finance a stabilisé son activité en 2009. Toutes choses égales par ailleurs, les multiples ont baissé de 20 % et les sous-jacents ont également diminué de 20 %. Les baisses de valorisation des PME se situent donc autour de 40 % par rapport à 2007-2008. Toutefois, les perspectives de croissance future s'annoncent plutôt bonnes. L'activité des PME n'est, en effet, pas si mauvaise. Notons enfin que la crise a tout de même permis des réflexions fortes chez des dirigeants de PME endormis sur leurs acquis. » |
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