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par Marina Guérassimova, rédactrice en chef
En 2011, la Chine attire toujours les investisseurs français
E n 2011, les entreprises françaises ont déjà réalisé de nombreux investissements en Chine. Des alliances importantes ont également été conclues.
Parmi les opérations les plus importantes en termes de taille, le rachat par Schneider Electric du chinois Leader & Harvest, qui intervient dans les variateurs de vitesse de moyenne tension et les dispositifs électroniques pour commander la vitesse d’un moteur électrique. Le montant de cette opération atteint 650 millions de dollars (dette comprise).
Vient ensuite le deal Supor. En 2011, SEB a relevé de 51 % à 71 % sa participation dans cette entreprise chinoise de petit électroménager, moyennant 385 millions d’euros. Cette année, Nexans a également pris le contrôle à 75 % de la société chinoise Shandong Yanggu qui intervient dans la fabrication de câbles pour l’énergie. Shandong Yanggu dispose de trois usines et réalise un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros qui vient s’ajouter aux 125 millions déjà réalisés par Nexans en Chine.
D’autres deals méritent d’être cités, comme la prise de participation de 50 % dans le capital de WanxinOptical (24 millions d’euros de CA) par Essilor, ainsi que la joint-venture entre Alstom et le chinois Shanghai Electric dans les centrales électriques fonctionnant au charbon. Le groupe tricolore a en effet apporté ses activités de fabrication de chaudières neuves et de fourniture de pièces de rechange à une nouvelle structure commune. Baptisée Alstom-Shanghai Electric Boilers, celle-ci affichera un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros et comptera 7 700 salariés. Côté joint-ventures, citons également celle entre Atos Origin et l’équipementier de télécommunications chinois ZTE dans les compteurs intelligents. Situé à Nankin (Chine), la nouvelle entreprise travaillera essentiellement pour le secteur public. Michelin a créé une coentreprise en Chine pour produire et commercialiser des pneus d’automobiles et de camionnettes sous la marque Warrior. La nouvelle entreprise est détenue à 40 % par Michelin et à 60 % par ses partenaires chinois Double Coin et Huayi. |
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